Qu’est-ce que l’équitation western ?

 

De nombreuses personnes se demandent encore ce qu’est l’équitation western exactement. Qu’elles viennent d’autres styles d’équitation ou qu’elles ne soient même pas cavalières, leurs interrogations se heurtent encore à de trop forts clichés.

L’équitation western est issue du travail dans les ranchs Américains au XIXe siècle, qui consistait à convoyer, surveiller et trier le bétail de manière rationnelle et rapide.

De ce travail est né un dressage propre qui recherche l’économie physique et psychique optimal du cheval afin de le rendre disponible pour des actions rapides et précises dans la durée la plus grande possible.

C’est donc dans le but d’affiner ce dressage, qu’ont été instaurées plusieurs classes (épreuves), régies selon des lois bien précises et dont l’ensemble définit ce qu’est de nos jours l’équitation western « académique », aussi bien aux Etats-Unis, qu’au Canada et en Europe.

Alors tel que le dit Baptistin Rainero, un des pionniers Français en équitation western : « vous recherchez une équitation confortable et séduisante, qui tient compte des besoins naturels et de la psychologie du cheval : l’équitation western est pour vous ! » extrait de « L’équitation western » des bases aux premiers galops, aux éditions Belin.

Les principales disciplines sont : le halter, le showmanship, le horsemanship, le western pleasure, le western riding, le trail, le reining, le cutting, le barrel racing, le team penning, le working cow horse, le pole bending.

Aujourd’hui, dans notre établissement nous enseignons l’équitation western au sens large, préférant deux disciplines particulièrement : le trail, et le reining.

        Le trail découle directement des tâches quotidiennes des cow-boys, auxquelles les chevaux devaient être accoutumés : enfiler un imperméable bruyant, ouvrir une barrière et la refermer, passer dans des endroits difficiles, etc.

En compétition, cette discipline se déroule sur un parcours ponctué d’obstacles que l’on peut rencontrer dans la nature. Trois sont obligatoires : l’ouverture et la fermeture d’une barrière, le reculer dans un passage matérialisé par des troncs (ou des barres) et le passage par-dessus quatre troncs (ou grosses poutres), mais de nombreux autres sont autorisés à condition qu’ils soient fixes, ne dépassent pas la hauteur de 45 cm et ne présentent aucun danger pour le cheval ou le cavalier. Par exemple, l’obstacle peut être constitué par des barres au sol qu’il faut passer latéralement, un carré matérialisé par des troncs et dans lequel le cheval doit tourner ou un pont en bois. La confiance du cheval dans son cavalier joue un rôle primordial. Le cheval est jugé sur son obéissance, son intelligence, la facilité et la bonne volonté avec lesquelles il effectue le parcours. Il doit prendre garde où il met ses pieds et ne pas toucher les obstacles.

         Le reining est une épreuve très spectaculaire, d’ailleurs présente aux Jeux Mondiaux Equestres. Plus de 10 reprises imposées par la NRHA (Nationale Reining Horse Association) existent. Chaque parcours, appelé « pattern », comprend une alternance de grands cercles au galop rapide et de petits cercles au galop lent, des changements de pieds, des «roll-backs» (pivot de 180°), des «spins» (pirouettes de 360 ° autour d’un postérieur) et des «sliding stop» (arrêts glissés sur les postérieurs). Le cheval est jugé pour la précision, la docilité, le contrôle et le calme avec lesquels il exécute et enchaîne les différentes manœuvres imposées. L’ensemble du pattern s’effectue au galop.

EXTRAIT – Les joies de la monte western – Equidia Life